Le musée des Kimono d’Art d’Ichiku Kubota

Le Tsujigahana, une technique de teinture traditionnelle ayant disparu depuis l’époque Muromachi, revit à travers la « Symphonie des lumières » à l’Itchiku Kubota Kimono Museum ! Le monument qui conserve les œuvres du maître du kimono Itchiku Kubota loge dans un écrin naturel luxuriant, près du lac Kawaguchi, surplombant le Fujisan. Cette adresse est classée trois étoiles Michelin.

Histoire

Né dans le quartier de Kanda à Tokyo en 1917, Itchiku Kubota s’initia à la technique de teinture Yuzen auprès de Kobayashi Kiyoshi dès 14 ans. En même temps, il étudia différentes méthodes de décoration de tissus. Il apprit également la peinture de paysage et le portrait dans le style japonais.

A 20 ans, il découvrit pour la première fois une pièce de Tsujigahana au Musée national de Tokyo à Ueno. Sa quête commença à ce moment. Fasciné par la beauté du tissu, il accumula les essais et les échecs jusqu’à ses 60 ans, où il trouva finalement une technique qui permit de ressusciter le Tsujigahana. Il dénomma son procédé « Itchiku Tsujigahana » et fit sa première exposition personnelle en 1977. Après de nombreuses présentations très appréciées tant au Japon qu’à l’international, notamment à Paris, New York et Londres, il fut primé « Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres » en 1990, puis « Commissaire aux Affaires Culturelles » en 1993. En 1994, Itchiku Kubota fonda son propre musée à Yamanashi et poursuivit son travail jusqu’à sa mort, le 26 avril 2003.

Découvrir l’Itchiku Kubota Kimono Museum

Avec sa situation sur les berges du lac Kawaguchi, sa vue sur le mont Fuji et son splendide jardin, le Ichiku Kubota Art Museum se met au diapason avec la nature. Bien que captivante toute l’année, la beauté du paysage culmine en automne, lorsque le feuillage flamboie. Passée l’entrée principale, finement sculptée à partir de portes de châteaux indiens, laissez les allées en graviers guider vos pas à travers l’écrin forestier. Rochers, étangs et cascades parsèment le chemin, une composition pensée par Itchiku Kubota lui-même. Dans les profondeurs des bois, le musée se fond dans le décor avec sa façade de calcaire et de corail d’Okinawa et sa nouvelle aile inspirée par Gaudi. Entrez et extasiez-vous dans la salle d’exposition pyramidale soutenue par des poutres en bois millénaires !

La Symphonie des lumières

Exposée en rotation au musée, la « Symphonie des lumières » était le grand projet de vie d’Itchiku Kubota en hommage à la « grandeur de l’Univers ». Les 80 kimonos interconnectés qui constitueraient cette série étaient censés composer des visions panoramiques de l’évolution du temps et de la nature au fil des saisons, avec le mont Fuji comme un des éléments principaux. Cette œuvre ultime comprend deux parties intitulées « L’Univers » et « Les Quatre Saisons ».

Itchiku Kubota a tissé 5 kimonos pour l’univers et 29 pour l’automne et l’hiver avant de rendre l’âme à l’âge de 86 ans. Son fils et sa fille, ainsi que son élève principal Sakuo Miyahara, ont pris le relais pour achever le travail de leur maître au sein du studio Itchiku Kobo, à Tokyo.

Plongez dans le monde d’Itchiku

En fondant son propre musée, Itchiku Kubota souhaitait exposer son art, mais aussi partager sa vie et son univers. Dans une vidéo autobiographique, il relate sa rencontre avec l’art, son parcours et sa vie en général. Dans la section de la « Nouvelle aile », vous trouverez sa collection de perles de verre Tombodama provenant de Mésopotamie. Certaines pièces datent de 3 500 ans !

Kubota était également un férus du théâtre Noh. Lorsqu’il a été incarcéré en Sibérie par les Russes lors de la Seconde guerre mondiale, il s’adonnait à des performances de Noh avec les autres détenus pour se divertir. Après cela, il a cousu des kimonos pour des représentations de Noh, ce qui a renforcé son intérêt pour cette discipline, tout en stimulant sa créativité. Pour tout cela, Kubota a aménagé une scène Noh dans son musée. L’établissement accueille tous les ans des spectacles durant lesquels les intervenants portent la plupart du temps ses kimonos en guise de costume. En outre, prenez le temps de vous détendre dans le salon de thé du musée, créé dans l’ancien atelier de l’artiste. Sirotez une tasse de matcha tout en contemplant la cascade Ryumon dans le jardin.

Avant de partir, procurez-vous un souvenir à la boutique de cadeaux où les articles sont en majorité fabriqués selon la technique Tsujigahana : foulards, sacs à main, bijoux, œuvres d’art…

Comment s’y rendre ?

Depuis Tokyo, vous pouvez vous rendre à l’Itchiku Kubota Kimono Museum en train ou en bus. L’établissement se situe à Yamanashi, non loin de la frontière de la ville de Shizuoka. A la gare JR de Shinjuku, empruntez le train express sur la JR Chuo Line jusqu’à la gare JR d’Otsuki où vous changerez de ligne pour accéder à la voie privée Fuji Kyuko. Ici, le JR pass ne fonctionne pas. Avec le train express Fujisan Tokkyu, vous arriverez à la gare de Kawaguchiko en 45 min.

Vous pouvez voyager vers la gare de Kawaguchiko en bus depuis la gare JR de Mishima (1h30) et la gare JR de Shin-Fuji (2h15), qui sont toutes les deux desservie par la JR Tokaido Shinkansen Line. Des bus relient également Kawaguchiko à Shinjuku. Embarquez ensuite dans le Retro bus de Kawaguchiko ou bien prenez un taxi pour rejoindre le musée.

Horaires et tarifs

Les horaires de l’Itchiku Kubota Kimono Museum se déclinent comme suit :

  • Décembre à mars : de 10h à 16h30 ; dernière entrée à 16h.
  • Avril à Novembre : de 9h30 à 17h30 ; dernière entrée à 17h.
  • Le musée est fermé tous les mardis et de 26 au 28 décembre.

L’entrée à l’Itchiku Kubota Kimono Museum coûte 1 300 yens pour un adulte et 400 à 900 yens pour un enfant selon son niveau d’étude. Des réductions de 200 yens par personne sont possibles pour les groupes de plus de 15 visiteurs. Séparément, vous devrez payer 500 yens pour avoir accès à la collection d’artefacts en verre de l’artiste (boisson offerte).

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