La position des femmes dans la société japonaise

La position des femmes dans la société japonaise

Le Japon est connu pour être un pays profondément conservateur. Si le modernisme tend à uniformiser les habitudes, les modes de vie et les mentalités dans de nombreux pays industrialisés, la société japonaise est une exception. La place de la femme au Japon est encore très délicate. Bien sûr, le progrès a ouvert une brèche dans la tradition qui consacrait une place disproportionnée aux hommes. Il y a un changement dans l’air. De plus en plus de femmes japonaises intègrent le marché du travail. Les rapports sociaux évoluent. Toutefois, il y a du chemin à faire pour parvenir à l’égalité des sexes dans tous les domaines de la vie.

Le modèle de beauté féminine au Japon

Au Japon, l’image de la femme peine à se détacher des schémas culturels traditionnels. L’idéal occidental qui fait l’éloge des femmes libérales, capables de subvenir à leurs propres besoins et traitées sur un pied d’égalité avec les hommes est difficilement accepté par la société nipponne. Dans l’empire du Soleil-Levant, les ladies sont associées à la beauté, à la petitesse, à la fragilité. Il y a des critères de beauté attendus chez le beau sexe. La taille doit être menue et svelte. Les traits du visage sont admirés pour leur finesse. Les parties anatomiques du visage doivent être petites, hormis les yeux. Une femme est jugée plus séduisante lorsqu’elle a des grands yeux. L’attrait de la femme s’apprécie également sur la base de la couleur de la peau. Dans la culture japonaise, les jeunes filles à la peau blanche et pâle sont admirées : la blancheur étant une présomption d’innocence.

Depuis quelques années, les normes d’exigence esthétique sont en train d’évoluer. Les femmes rondes et à la taille mieux remplie commencent à gagner des points jusqu’à marquer le ton de la mode.

Les geishas

Lorsqu’on parle de la Japonaise, beaucoup d’entre nous évoquent à l’esprit l’image des geishas, des jeunes filles drapées en kimono et gracieusement coiffées en chignons, rompues à la pratique des arts japonais traditionnels. Elles ont élu domicile dans le centre-ville de Kyoto. Les geishas – qui signifient mot pour mot des « pratiquants des arts » – sont des artistes formées aux arts et aux divertissements raffinés du Japon : elles combinent les talents de musiciennes, de danseuses, de joueuses d’instruments classiques, ou encore de dames de compagnie.

Ne peut pas être une geisha qui veut. Il s’agit d’un titre professionnel acquis au terme d’une année de formation (parfois plus). L’apprentie geisha ou shikomiko est appelée à maîtriser plusieurs disciplines artistiques : la cérémonie de thé, l’art de la conversation, la poésie et la littérature classique japonaise, et divers jeux. Elle doit également s’y connaître en composition florale.

Les geishas ne doivent pas être confondues avec les filles de joie , même si elles ont pour principale mission de divertir des hommes fortunés. L’activité des geishas a été légalisée dès 1779, et un bureau de recensement fut ouvert à l’époque pour enregistrer les geishas en exercice à Kyoto et empêcher leur exploitation à des fins d’actes sexuels. La confusion est née probablement du statut de « femme entretenue » qui est associé aux geishas. En effet, pour financer ses achats de coiffures, de kimonos, ou d’instruments de musiques, la geisha a besoin d’un homme très riche – nommé danna – qui lui fait de généreux cadeaux. En guise de récompense, il est possible que l’artiste accorde des faveurs sexuelles à son mécène, mais nul ne peut l’y forcer.

L’éducation des femmes au Japon

Le Japon reconnaît l’égalité d’accès à l’éducation pour tous les enfants , sans considération de genre ou de nationalité. Les filles comme les garçons entrent à l’école à l’âge de 6 ans et ne quitteront le collège qu’à partir de 15 ans, la durée de l’enseignement obligatoire étant de neuf ans.

Le taux de scolarisation pour les années d’enseignement de base se situe autour de 99,8 %. Après le lycée, 56,5 % des élèves japonais continuent leurs études en se préparant aux examens de concours à l’université tandis que 43,5 % partent immédiatement à la recherche d’un emploi.

L’accès des femmes aux études universitaires est pleinement légitime. Toutefois, elles éprouvent de la difficulté pour se faire inscrire dans certains programmes d’études préparant à des métiers traditionnellement réservés aux hommes. Les filières comme la médecine, l’automobile ou l’industrie sont foncièrement conservatistes au Japon et n’ouvrent pas assez leur porte aux étudiantes.

La santé

Le Japon présente un haut niveau d’hygiène et une excellente couverture médicale. Le taux de mortalité infanto-maternelle suite aux accouchements est l’un des plus bas au monde. Les frais médicaux sont cependant relativement chers au Japon, ce qui accentue la dépendance des femmes vis-à-vis de leurs maris.

L’accès des femmes au travail

Le monde du travail est ouvert à toute personne qualifiée sans distinction de sexe. Il est révolu, le temps où la femme japonaise doit cesser de travailler après le mariage pour se consacrer corps et âme à sa famille. Ainsi, la proportion des femmes salariées ayant une liaison conjugale est passée de 38 % en 1960 à 66 % en 1987. En règle générale, la femme japonaise quitte l’emploi après le mariage et reprend sa vie professionnelle lorsque ses enfants sont en âge d’aller à l’école.

Néanmoins, la pleine participation des femmes à la vie économique n’est qu’une façade. En réalité, les Japonaises restent confrontées à de profondes situations d’inégalité. Les contrats de longue durée ou à plein temps favorisent ordinairement les travailleurs masculins. Même si les employeurs ne refusent pas de recruter des femmes, une opinion largement admise suggère que la tâche première des femmes est de s’occuper du foyer et des enfants, les rendant peu adaptées pour des contrats nécessitant plusieurs heures de travail. Du coup, la majorité des travailleuses se voient reléguées à des tâches mal rémunérées et de basse qualification. Elles sont embauchées à titre de subalternes.

Le statut professionnel des femmes est très fragile et peu épanouissant, surtout lorsqu’on compare avec celui des autres pays industrialisés. Le traitement inégalitaire entre les deux sexes en est la cause. Les statistiques en disent long sur le sujet. À en croire le Rapport mondial sur les disparités basées sur le genre, moins d’une Japonaise sur 10 occupe un poste de cadre ou de direction en 2015. Bien au contraire, elles remplissent des rôles d’assistance : secrétaire, aide-comptable, réceptionniste, infirmière, hôtesse de caisse… Dans les grandes entreprises, il y a plus de chance de tomber sur une caissière que sur un caissier, mais on rencontre plus d’hommes que de femmes bureaucrates.

L’inégalité porte tant sur le prestige du travail que sur la rémunération. Pour un poste identique, le salaire moyen des femmes est de 35 % inférieur au salaire touché par leurs homologues masculins.

La société japonaise reste dominée par les hommes.

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