
Mont Nokogiri
Mont Nokogiri
À 90 minutes de Tokyo, le mont Nokogiri allie vue vertigineuse sur la baie, temple millénaire et l'un des plus grands Bouddha du Japon.
Niché au bord de la baie de Tokyo, dans la péninsule de Boso, le mont Nokogiri (Nokogiriyama) culmine à 329 mètres. Cette montagne sculptée par d'anciennes carrières abrite l'un des plus grands Daibutsu du Japon, 1 553 statues de Bouddha et un belvédère vertigineux surnommé « le belvédère de l'enfer ». À 90 minutes de Tokyo, c'est l'excursion idéale pour une journée hors des sentiers battus lors de votre voyage au Japon.
En bref
- Où : préfecture de Chiba, péninsule de Boso, à 90 min de Tokyo
- Altitude : 329 m
- Incontournables : Jigoku Nozoki (vue de l'enfer), Daibutsu Nihon-ji, Hyaku shaku Kannon, 1 553 Rakans
- Durée conseillée : une journée depuis Tokyo
- Téléphérique : 930 yens A/R, 5 min de trajet
- Entrée Nihon-ji : 600 yens adulte, 400 yens enfant
- Saison idéale : printemps (cerisiers) et automne (érables)
Histoire
Les Japonais à l'époque d'Edo ont établi une carrière dans cette montagne pour exploiter la roche tendre et de qualité provenant du tuf volcanique. Le site a approvisionné de nombreux chantiers importants à Edo, devenue plus tard Tokyo, dont le temple Yasukuni-Jinja et l'Université Waseda fondés respectivement en 1869 et en 1882. Les extractions se sont poursuivies jusqu'en 1982. Auparavant nommée Kenkon-zan, la montagne a été rebaptisée Nokogiri, traduit par « le mont scié », en référence à la carrière qui a taillé son paysage.
Le mont Nokogiri et son temple apparaissent dans une œuvre du peintre japonais Utagawa Hiroshige II (1826-1869), « Temple Nihon sur la montagne Nokogiri, province de Boshu (Awa) », issue de la série « Cent vues célèbres des différentes provinces ».
Découvrir le mont Nokogiri
Culminant à 329 m d'altitude au bord de la baie de Tokyo, dans la péninsule de Boso, le Nokogiriyama fait partie des trois montagnes célèbres de la préfecture de Chiba, avec les monts Ishihara et Kano. Ses formations rocheuses hors du commun et ses falaises dentelées en font une attraction populaire, prisée pour sa plateforme d'observation et son Bouddha géant.
Le Jigoku Nozoki, belvédère de l'enfer
Le mont Nokogiri se démarque des autres montagnes de la région par ses falaises taillées par la main humaine. Les anciennes pistes empruntées par les charrettes à l'époque de la carrière servent désormais de sentiers de randonnée à travers la montagne. Si vous n'avez pas le cœur à faire l'ascension à pied, un téléphérique conduit au sommet depuis la ville de Kanaya, sur le côté nord du mont.
Une fois sur le toit du Nokogiriyama, rendez-vous au Jigoku Nozoki, ou « belvédère de l'enfer », pour profiter d'une vue à 360° sur la péninsule de Boso. Par beau temps, on aperçoit le mont Fuji et la péninsule de Miura au loin. Le dénivelé est saisissant à ce niveau : ne vous approchez pas trop du bord. Sur place, vous trouverez des jumelles, un restaurant, une boutique de souvenirs et divers espaces de jeux pour les enfants.
Une présence divine rassurante
Les escaliers et les sentiers du mont Nokogiri abritent pléthore de sculptures. Maître Ono Jingoro et ses disciples ont réalisé au total 1 553 statues de Bouddha dans la montagne entre 1779 et 1800. Pendant l'ère Meiji, un mouvement antibouddhiste a envahi le Nokogiriyama et décapité une grande partie des statues. Certaines pièces portent encore des traces au cou.
Laissez-vous guider par les Rakans jusqu'au temple Nihon-ji dans les hauteurs, un site de l'école bouddhiste Sôdô fondé par le moine Gyoki en 725. L'un des plus grands Bouddha assis du Japon vous y accueille. Le Magaibutsu du Nokogiriyama mesure 31,05 m. Officiellement appelé Yakushi Ruriko Nyorai, il représente le « Bouddha guérisseur », en référence au bol médicinal qu'il tient dans la main gauche. Dans la tradition, c'est « le lieu pur dans le monde d'une fleur de lotus », une ode à la paix et à la tranquillité. À proximité du temple, un salon de thé traditionnel vous accueille pour une pause rafraîchissante dans un décor pittoresque.
Sous le Jigoku Nozoki, la statue de Hyaku shaku Kannon, déesse de la Miséricorde, est tout aussi impressionnante. Taillée directement dans la paroi rocheuse en 1966, la sculpture honore ceux qui ont perdu la vie au cours de la Seconde Guerre mondiale.
Au cœur de la nature
La forêt abrite de nombreux habitants : insectes, mais aussi serpents, surtout en été. Pensez à porter de bonnes chaussures de marche. Côté flore, certaines des plus belles espèces de plantes du pays poussent dans la montagne. L'attraction la plus convoitée est un cycas du Japon de 800 ans. Ce serait le premier shogun de Kamakura, Minamoto no Yoritomo (1147-1199), qui l'aurait planté. À la fin de votre escapade, descendez vers le petit village de pêcheurs de Hama-Kanaya pour vous détendre dans le Nokogiriyama Kanaya Onsen, puis attablez-vous devant des fruits de mer.
Quand partir au mont Nokogiri
La montagne se visite toute l'année, mais chaque saison y dévoile une ambiance différente.
- Printemps (mars-mai) : floraison des cerisiers sur les sentiers, températures douces (15-20°C), idéal pour la randonnée.
- Été (juin-août) : végétation luxuriante mais chaleur humide (28-32°C). Vigilance sur les serpents.
- Automne (octobre-novembre) : la palette des érables (momiji) embrase les pentes, l'une des plus belles périodes pour la photographie.
- Hiver (décembre-février) : air vif, ciel dégagé, vues exceptionnelles sur le mont Fuji. Téléphérique fermé à 16h.
Le téléphérique fonctionne de mi-février à mi-novembre, tous les jours de 9h à 17h.
Comment s'y rendre
Plusieurs options relient Tokyo au mont Nokogiri en moins de deux heures.
- En train : la gare la plus proche est Hama-Kanaya, sur la ligne JR Uchibo. Depuis Tokyo, prenez le train express spécial Sazanami (1h30 environ).
- En bus : depuis la gare de Tokyo ou de Shinjuku, montez dans un bus à destination de Kisarazu, puis empruntez une ligne locale vers Hama-Kanaya.
- En voiture : suivez l'autoroute Aqua Line jusqu'à Kisarazu, puis continuez vers le sud. Une route à péage de montagne part de Kanaya (vélos et motos interdits).
- En ferry : le Tokyo Wan Ferry relie Kurihama à Hama-Kanaya en 40 minutes, une approche maritime panoramique.
Sur place, le téléphérique au départ de Kanaya dure 5 minutes et coûte 930 yens l'aller-retour. L'accès au temple Nihon-ji est facturé séparément : 600 yens pour un adulte, 400 yens pour un enfant. Carte et brochure en anglais à disposition.
Où dormir près du mont Nokogiri
La plupart des voyageurs visitent le Nokogiriyama en excursion à la journée depuis Tokyo. Pour ceux qui souhaitent prolonger l'expérience, plusieurs options s'offrent à vous dans la région.
- Petit budget (15-30 €) : guesthouses traditionnelles à Hama-Kanaya, ambiance familiale, futons sur tatamis.
- Milieu de gamme (60-120 €) : ryokans avec onsen privatif sur la côte de Boso, dîner kaiseki inclus.
- Haut de gamme (150 € et plus) : lodges face à la baie de Tokyo, vue sur le mont Fuji au coucher du soleil.
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Conseils d'initié
- Combinez randonnée et téléphérique : montez à pied par les anciens sentiers de la carrière (1h30) pour l'expérience, redescendez en téléphérique pour ménager les genoux.
- Partez tôt : arriver à 9h évite les groupes scolaires et offre la meilleure lumière sur le Daibutsu.
- Prévoyez du liquide : les paiements par carte restent rares à l'entrée du Nihon-ji et au téléphérique.
- Onsen post-rando : le Nokogiriyama Kanaya Onsen, à 5 minutes à pied du ferry, propose un bain salin face à la mer.
- Repas marin : Hama-Kanaya est réputée pour ses sashimis et son maguro-don (bol de thon).
- Évitez les week-ends fériés japonais : la Golden Week (fin avril-début mai) sature les transports.
Pour qui ?
- Voyageurs en quête d'authenticité : un Japon hors des circuits classiques, à une heure de Tokyo.
- Amateurs de randonnée : sentiers variés, dénivelés modérés, parcours d'une demi-journée à une journée.
- Passionnés de culture bouddhiste : 1 553 Rakans, le plus grand Bouddha assis du Japon, un temple millénaire.
- Familles : téléphérique accessible, espaces de jeux au sommet, panorama spectaculaire.
- Photographes : Jigoku Nozoki vertigineux, falaises dentelées, vues sur le mont Fuji.
En revanche, les voyageurs à mobilité réduite trouveront les escaliers du Nihon-ji difficiles d'accès.
Questions fréquentes
Questions fréquentes
Comptez une journée complète depuis Tokyo, transport inclus. Sur place, 4 à 5 heures suffisent pour combiner téléphérique, Jigoku Nozoki, temple Nihon-ji et Daibutsu. Les randonneurs prévoiront 6 à 7 heures pour explorer tous les sentiers.
Oui, mais le téléphérique ferme à 16h en hiver et reste à l'arrêt de mi-novembre à mi-février certaines années. Vérifiez les horaires avant votre venue. Les sentiers restent praticables, ciels dégagés et vues exceptionnelles sur le mont Fuji en récompense.
Le téléphérique coûte 930 yens l'aller-retour, pour un trajet de 5 minutes. L'entrée du temple Nihon-ji est facturée séparément : 600 yens pour un adulte, 400 yens pour un enfant.
Non, le téléphérique mène au sommet en quelques minutes. Pour les sentiers, la montagne n'est pas haute (329 m), mais l'alternance de montées et descentes peut fatiguer les randonneurs débutants. De bonnes chaussures de marche sont recommandées.
Oui, par temps clair, le mont Fuji est visible depuis le Jigoku Nozoki, ainsi que la péninsule de Miura. Les meilleures conditions de visibilité se rencontrent en hiver, lorsque l'air est sec et dégagé.
À découvrir aussi
Le mont Nokogiri s'intègre parfaitement dans un séjour à Tokyo et ses environs. Notre expert local de l'agence pourra vous suggérer d'autres escapades dans la péninsule de Boso et au-delà, pour composer un voyage au Japon sur mesure entre métropole, montagnes sacrées et villages côtiers.
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